1. « On est (naît ?) créatif, ou on ne l’est pas. »

On considère souvent une personne comme créative au regard de sa personnalité, éventuellement de ses loisirs. Pour beaucoup, il s’agit d’un trait de caractère, un don du ciel acquis de naissance, et dont certains seraient pourvus, alors que d’autres seraient boudés des dieux. Or, on sait aujourd’hui que chacun a un potentiel créatif à exploiter et à approfondir. Si certains ont bénéficié d’un environnement propice au développement de cette compétence, pour d’autres, elle est restée latente, tout simplement. Réveiller cette compétence dormante est désormais possible grâce aux formations ou ateliers créatifs proposés aux entreprises (et parfois aux particuliers). On ne naît pas créatif, on le devient ; et bonne nouvelle : tout le monde peut apprendre à penser de façon innovante.

2. « La créativité ne connaît ni règle, ni cadre. »

On associe naturellement la créativité à une forme de liberté, et cela est tout à fait juste. En revanche, gardez à l’esprit que la créativité demeure une compétence timide, et qu’elle ne se développe que dans un certain cadre. Premièrement, elle requière une bonne ambiance de travail. En effet, si le mode de pensée traditionnel s’accommode très bien des univers froids, critiques et fort logiques, la pensée créative exige, l’espace d’un instant, un environnement curieux, enfantin, et très ouvert d’esprit. Ensuite, la première liberté dont doit faire preuve un penseur créatif, c’est la liberté de s’émanciper des schémas traditionnels de pensée, et ce n’est pas une mince affaire. Nous sommes tous éduqués à penser de façon logique (il en va de notre survie !) ; se libérer des contraintes habituelles demandent donc du temps et de la pratique. Enfin, ajoutons que la contrainte n’est pas étrangère à la créativité, bien au contraire : on l’inclut dans tout brainstorming créatif bien mené (contrainte de temps, de techniques, de sujets…). Certaines grandes entreprises consacrent mêmes des espaces dédiés entièrement à la pensée innovante, encourageant ainsi associations d’idées et processus de pensées originaux pour leurs employés.

3. « Les personnes créatives n’ont pas besoin de développer leurs compétences, elles sont innées. »

Wrong again. Tout potentiel est à développer. Une personne dite ‘naturellement créative’ ne peut que bénéficier d’une formation en créativité. En effet, cette dernière viendrait soutenir sa compétence en lui offrant un cadre et des techniques pour aller encore plus loin. Il suffit de penser à un individu à très haut potentiel : lui conseillerait-on de ne rien apprendre puisqu’il est déjà intelligent ? D’ailleurs, on remarque souvent que les personnes créatives ne savent pas vraiment expliquer comment leurs idées naissent ou se développent, c’est ‘comme ça’, disent-elles. Pourtant, la pensée créative obéit à un ensemble de règles et de processus sans lesquels elle ne peut émerger : prendre conscience de ces dynamiques en les développant consciemment constitue un réel atout pour quiconque souhaiterait consolider cette compétence.

Pour conclure, rappelons que chaque individu est pourvu d’un potentiel créatif qui ne demande qu’à être exploité. Les entreprises pourront noter que cette compétence se retrouve à tous les postes et tous les échelons, ce qui la rend très attractive et plus ou moins facile d’accès. Réserver cette compétence aux postes strictement créatifs serait donc une erreur. Plus le nombre de salariés formés est grand, plus l’entreprise a de chances de créer une réelle synergie créative qui valorise non seulement son activité, mais aussi les individus qui y participent.