LES CAUSES DE L’INHIBITION A L’ORAL EN ANGLAIS

 

Si 73% des actifs déclarent rencontrer des difficultés à pratiquer l’anglais dans le cadre professionnel*, la plupart d’entre eux répondront qu’ils sont plus à l’aise à l’écrit. Vous vous reconnaissez ?

Bienvenu dans ce grand club des français inhibés dès lors qu’il s’agit de parler anglais ! Et rassurez-vous, vous êtes nombreux dans ce cas.

Mais partons de l’heureux postulat que comprendre ses inhibitions serait la première étape pour les faire chuter.

 

Comprendre les 5 facteurs responsables :

 

  1. L’expression orale est la compétence la moins travaillée en milieu scolaire. Plusieurs raisons expliquent cette tendance : le nombre d’élèves /étudiants par classe, le peu d’heures allouées à cette matière, et le culte de l’écrit dans l’enseignant français en font partie.

 

  1. La culture de la bonne réponse et la peur de commettre une faute. Il en va ainsi de notre expérience de l’école. D’ailleurs on remarque souvent que les élèves lèvent la main seulement lorsqu’ils sont sûrs d’avoir ‘la bonne réponse’, celle attendue. C’est comme si l’on avait intégré que se tromper était une faute grave, à éviter à tout prix. C’est que l’on a oublié de préciser que l’apprentissage implique l’erreur. Se tromper fait partie intégrante de tout processus d’assimilation. Petits, cette latitude nous est autorisée, puis on intègre l’interdit. C’est d’ailleurs ce même facteur qui freine les processus de pensée créative.

 

  1. Le manque de confiance en soi et la honte de son accent. Il est évident que l’accent anglais ou américain est plus difficile à imiter dès lors que notre langue maternelle est latine, d’où l’expression ‘parler anglais comme une vache espagnole’ ! Rajoutons à cela que vous êtes rares à avoir eu des cours de phonétique à la faculté. Au final, vous avez été très peu corrigés durant votre scolarité. Mais il y a deux choses essentielles à retenir pour ce point : 1. Un accent français ne vous empêchera pas de communiquer efficacement (pourvu qu’on reconnaisse les mots, ce qui est le cas la plupart du temps, rassurez-vous). Vous n’attendez pas de vos clients ou partenaires internationaux un accent français impeccable ? Et bien eux non plus. 2. Un accent approximatif n’est pas une fatalité… On ne naît pas avec un mauvais accent, cela se travaille en fonction de vos objectifs et motivation personnelle.

 

  1. A l’oral, il n’existe que le SUPER-ACQUIS. Qu’est-ce que cela implique ? Et bien par exemple un mot de vocabulaire peut être ‘en cours d’acquisition’, c’est à dire qu’il n’est pas 100% su, mais qu’il peut certainement être reconnu à l’écrit ou compris en contexte… Ce mot ‘en cours d’acquisition’ ne sera probablement pas disponible en expression spontanée et immédiate. De même que toutes les règles de grammaire que vous êtes capables d’appliquer à l’écrit en prenant votre temps, en vous relisant, en vous corrigeant… ne sont pas disponibles à l’oral (d’où l’accumulation éventuelle de fautes). Résultat ? Vous avez l’impression d’en savoir beaucoup moins et cela vous déstabilise naturellement. Et si le stress monte et que l’émotion prend de l’ampleur, alors le champ du disponible se réduit encore plus. Ne soyez plus surpris, et apprenez à naviguer avec votre ‘super-acquis’.

 

  1. L’impossibilité de travailler cette compétence seul. Il y a beaucoup de choses que l’on peut (et que l’on doit) travailler seul en langue. Quasi toutes les compétences peuvent être améliorées avec du travail en autonomie. Or, l’expression orale nécessite un interlocuteur (ou un auditoire) et c’est ainsi un aspect de la langue que vous ne travaillez jamais seul. Vous remarquerez donc que non seulement c’est la compétence la moins travaillée en milieu scolaire, mais aussi la compétence impossible à travailler en autonomie. Conclusion : vous manquez cruellement de pratique. Et pour être à l’aise le cerveau a besoin de répétition. Moins la situation est familière, plus il y a de chance pour que le cerveau stresse.

 

Débarrassez-vous de vos inhibitions ! Les solutions :

 

  • Abandonner sa peur de la faute. Elle ne vous est d’aucune utilité. C’est une barrière interne qui vient rajouter une couche de difficulté supplémentaire dont vous n’avez pas besoin. A l’oral, vous allez faire des fautes de langue. C’est INEVITABLE. Et ce n’est PAS GRAVE.

 

  • Ne faites pas de votre accent une obsession. Le seul aspect problématique qui peut se présenter à vous c’est un interlocuteur qui ne reconnaît pas immédiatement le mot que vous avez utilisé. Mais à votre avis que se passera-t-il s’il ne vous comprend pas ? Il vous le dira ! Et vous pourrez mettre un terme à l’incompréhension (en l’épelant, l’écrivant, en utilisant un synonyme, un mime, une définition). Aucun de vos interlocuteurs ne s’attend à ce que votre accent soit celui d’un natif.

 

  • Pratiquez, pratiquez, pratiquez. A la moindre opportunité. Il existe des formations en anglais qui se concentrent exclusivement sur la pratique orale de l’anglais en équipe. Elles sont conçues tout spécialement pour faire chuter les inhibitions et vous permettre de renouer avec la langue.

 

  • Exposez-vous le plus régulièrement possible à la langue parlée. Séries, conférences, tutoriels Youtube, vous avez de nombreuses ressources à votre disposition. De temps en temps, soyez attentifs au rythme de la langue, ses intonations, sa musique…cela aidera votre accent 😉

*enquête IPSOS 2019

BOOST YOUR COMMUNICATION SKILLS (formation sur la communication orale en anglais : faire baisser ses inhibitions et gagner en efficacité).